Le métissage dans le monde !

 

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Ceeb bu jën, mafé ,lasagne, pizza, sushi, couscous, nems… notre table se métisse : des mets venus de partout au monde alternent régulièrement avec les plats traditionnels sénégalais.

Ce métissage culinaire reflète à sa façon les mouvements de population qui caractérisent l’histoire de l’humanité. Depuis toujours, et plus encore aujourd’hui. J’en suis un parfait exemple.

Le métissage, c’est quoi au juste ?

C’est le mélange ! Par exemple : une peule du Futa qui se marie avec un sérère de Fadiouth. Et de leur union naissent des enfants.

Si nous partons de son origine, ce mot s’applique à des populations nouvelles nées de parents d’origines différentes.

Aujourd’hui; cette idée de métissage biologique est contestée : pour les scientifiques, il n’y pas plusieurs races humaines mais une seule. D’ailleurs beaucoup d’intellectuels non scientifiques défendaient cette thèse. C’est le cas de Jean Jaurès. Il disait « C’est qu’au fond, il n’y a qu’une seule race : l’humanité ».

Cependant, le métissage culturel, c’est, par exemple, ce qui arrive sur la table lorsque nous alternons athiéké (plat ivoirien),et steak frites (plat français) lol .

Et ce n’est pas tout : le métissage culturel se manifeste aussi dans les traditions, la musique, les arts, les vêtements sans oublier le sport, comme en témoigne le football.

En fait, ce que nous devons savoir, c’est qu’aucune région n’est restée isolée au point de n’avoir jamais connu l’arrivée ou le départ de populations : il y a toujours eu et il y aura toujours des migrations humaines. L’armée française est au Mali, oui ! Mamoudou Gassama est aussi en France.

Vous pouvez donc considérer que, vous et moi et les quelque 6 milliards d’humains de la planète (De Dakar à Paris en passant par Calcutta), nous sommes des frères et des soeurs en humanité et que nous ne sommes pas le centre du monde.

Je vous invite autour d’une tasse de café ou de thé pour qu’ensemble main dans la main nous inventions des moyens pour plus d’amour, de compréhension, de justice et de paix.

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Note de lecture « Le Lambeau » – de Philippe Lançon, GALLIMARD !

Lancon

 

Philippe Lançon est un journaliste français né en 1963. Il travaille chez le quotidien Libération et à Charlie Hebdo.

En 2015, le grand reporter, Philippe Lançon est grièvement blessé lors de l’attentat à « Charlie hebdo » alors que certains de ses collègues sont morts, fauchés par les terroristes.

C’est cette histoire tragique que Lançon explore sans pathos dans le livre « Le Lambeau ». Un livre où chaque mot connote la sincérité, l’amour mais aussi la fragilité de la vie.

Il raconte à cœur ouvert avec beaucoup de dignité les quelques minutes qui ont changé sa vie. Sans oublier, les deux années sabbatiques médicales qui ont suivi après l’attentat et une opération de six ou huit heures.

Pourtant la veille de l’attentat, il est allé au théâtre avec Nina. Le lendemain, Lançon se réveille de mauvaise humeur, fait des exercices tout en écoutant l’interview de Michel Houellebecq à France 2. ballotté entre Libération et Charlie, il décide d’aller à la réunion de rédaction de Charlie. Peut-être c’était un signe ?

Et, comme l’avait fait Balzac avec sa «Comédie humaine », Philippe Lançon dresse ce même panorama dont il est le centre, le vrai acteur, celui qui met en scène le scénario. Visage défiguré, morphine aux hallucinatoires, Lançon va lutter. Il va réapprendre à affronter sa gueule cassée dans un miroir.

Il dit « Mon corps entier devenait ma mâchoire, cette inconnue qui m’écartelait et semblait parcourue par des courts-circuits ».

Mais cet accident, va lui faire comprendre l’importance de la famille. Durant ces moments très douloureux, c’est son frère qui est à son chevet pour l’assister. Satisfaire ses moindres besoins.

Ce livre de 509 pages dégage de l’humanité, c’est un livre dont la plume d’écriture a été trempée dans l’encre de la Vérité et de la Sincérité.

Philippe Lançon malgré ce qu’il a vécu, il n’a écrit un iota de haine encore moins de vengeance.

Il distille de l’amour, de la compassion dans son imperfection humaine avec tous ses affidés.

Ce livre nous questionne, nous fouette et parfois nous fait taire.

Philippe Lançon, est un homme au grand cœur.

Pape Birane DIOP

L’économie des données personnelles, le nouvel or noir !

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Collecter les « data » est devenu le maître-mot des Gafa.
Ses géants plus forts que le CAC 40 ont entre leurs mains des données.
Matières premières constamment au coeur de l’économie mondiale du fait de ses enjeux stratégiques.
Elles sont le fuel qui fait tourner une nouvelle industrie numérique parfois aux antipodes de l’identité numérique.
De Dakar à Paris, de Moscou jusqu’à Rio,
l’augmentation exponentielle des écrans tactiles et l’explosion des réseaux sociaux engendrent des quantités inédites de données.
Sachant que la nouvelle monnaie numérique c’est le clic comme prophétise François Barrault,
De Menlo Park à Apple Park des tactiques s’y déploient pour mieux asseoir leur soft power et influencer au surplus les électeurs lors des élections présidentielles.
Longtemps considérés comme des vecteurs de démocratie comme lors de la révolution Jasmin berceau du printemps arabe,
Ses Etats sont accusés de tuer la démocratie,
D’ailleurs, l’ancienne secrétaire d’Etat de l’administration Obama l’a appris à ses dépens.
Si le pétrole est extrait dans des puits et acheminé après transformation dans les foyers des particuliers sur toute la surface de la terre,
Les données personnelles sont à l’inverse récoltées chez les particuliers sur la surface de la terre, pour être acheminées vers les centres de données de multinationales, qui ont le monopole de leur traitement.
Je ne fais pas le procès d’un Tim Cook, ou d’un Mark Zuckerberg, mais méfions nous quand même parce que n’oublions jamais, que si c’est gratuit, c’est nous le produit.

PBD

L’EBAD, fête ses diplômés !

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C’est aujourd’hui, le Samedi 03 Mars 2018 que mon ancienne école a décidé de célébrer ses étudiants licenciés dans le grand auditorium de l’UCAD II. La cérémonie a été présidée par l’universitaire à savoir le Professeur Mary Teuw Niane.Et par la magie des médias sociaux, j’ai pu suivre une partie de l’événement. Du coup, j’ai écouté de fond en comble le discours du Monsieur le ministre de l’enseignement supérieur. En ce jour que je qualifie « Un rendez-vous du donner et du recevoir », le ministre de la République a évoqué l’importance du Numérique dans notre système universitaire de surcroît dans les métiers de l’information documentaire. Le numérique a profondément changé le b.a.-ba même des SIC. Mais notre chère Institution est toujours à la traîne. À l’heure où le Numérique a pris une place croissante dans les supports et services aux usagers; à l’heure où les usagers se lâchent littéralement sur le web, la fonction d’un manager de l’information semble vouée à se développer. Par ailleurs, Monsieur le Ministre a dit dans son speech qu’il va plaider pour que les diplômés fraîchement sortis de l’EBAD puisse intégrer les ministères de la République in fine l’administration. Un voeu que je salue avec beaucoup de plaisir. Mais il y a anguille sous roche parce que l’école n’a ouvert aucun pan pour la floraison du Numérique dans ses formations. Et sous ce rapport, comment un Knowledge manager nouvellement diplômé dont la mission consiste à capitaliser les connaissances au sein de l’entreprise voir du ministère va faire pour mener à bon port ces tâches lourdes? Ne nous voilons pas la face, l’école n’a même pas une salle de travail informatique digne de ce nom.
Je terminerai par ces mots. Il est bien d’organiser des cérémonies genre remise de parchemins ; mais à mon humble avis il y a d’autres priorités beaucoup plus urgentes parce que notre très chère institution est dans une phase de métastase. Du coup, ce qu’elle a besoin c’est des médecins sincères qui auront le courage et le sens patriotique de lui prescrire de bons médicaments afin qu’elle soigne ses innombrables maux et non pas des morphines pour l’endormir davantage. 

L’EBAD, c’est un patrimoine national voir international, c’est pourquoi quand on voit qu’elle se dirige vers le mur en klaxonnant, il est de notre devoir d’alerter l’opinion avant qu’elle heurte le mur.

Grâce à cette école, j’ai pu connaître des aînés et des camarades de promo qui sont devenus des frères et des soeurs.
Sinon, félicitations aux heureux récipiendaires, camarades de promo. Je vous souhaite tout bonnement le meilleur. Que chacun d’entre vous puisse réaliser ses projets. Ce fut un immense plaisir de cheminer avec Vous Tous.

L’EBAD, fête ses diplômés !

C’est aujourd’hui, le Samedi 03 Mars 2018 que mon ancienne école a décidé de célébrer ses étudiants licenciés dans le grand auditorium de l’UCAD II. La cérémonie a été présidée par l’universitaire à savoir le Professeur Mary Teuw Niane.Et par la magie des médias sociaux, j’ai pu suivre une partie de l’événement. Du coup, j’ai écouté de fond en comble le discours du Monsieur le ministre de l’enseignement supérieur. En ce jour que je qualifie « Un rendez-vous du donner et du recevoir », le ministre de la République a évoqué l’importance du Numérique dans notre système universitaire de surcroît dans les métiers de l’information documentaire. Le numérique a profondément changé le b.a.-ba même des SIC. Mais notre chère Institution est toujours à la traîne. À l’heure où le Numérique a pris une place croissante dans les supports et services aux usagers; à l’heure où les usagers se lâchent littéralement sur le web, la fonction d’un manager de l’information semble vouée à se développer. Par ailleurs, Monsieur le Ministre a dit dans son speech qu’il va plaider pour que les diplômés fraîchement sortis de l’EBAD puisse intégrer les ministères de la République in fine l’administration. Un voeu que je salue avec beaucoup de plaisir. Mais il y a anguille sous roche parce que l’école n’a ouvert aucun pan pour la floraison du Numérique dans ses formations. Et sous ce rapport, comment un Knowledge manager nouvellement diplômé dont la mission consiste à capitaliser les connaissances au sein de l’entreprise voir du ministère va faire pour mener à bon port ces tâches lourdes? Ne nous voilons pas la face, l’école n’a même pas une salle de travail informatique digne de ce nom.
Je terminerai par ces mots. Il est bien d’organiser des cérémonies genre remise de parchemins ; mais à mon humble avis il y a d’autres priorités beaucoup plus urgentes parce que notre très chère institution est dans une phase de métastase. Du coup, ce qu’elle a besoin c’est des médecins sincères qui auront le courage et le sens patriotique de lui prescrire de bons médicaments afin qu’elle soigne ses innombrables maux et non pas des morphines pour l’endormir davantage. 

L’EBAD, c’est un patrimoine national voir international, c’est pourquoi quand on voit qu’elle se dirige vers le mur en klaxonnant, il est de notre devoir d’alerter l’opinion avant qu’elle heurte le mur.

Grâce à cette école, j’ai pu connaître des aînés et des camarades de promo qui sont devenus des frères et des soeurs.
Sinon, félicitations aux heureux récipiendaires, camarades de promo. Je vous souhaite tout bonnement le meilleur. Que chacun d’entre vous puisse réaliser ses projets. Ce fut un immense plaisir de cheminer avec Vous Tous.28516220_317919028730928_472941649040846975_o

J’ai lu le pamphlet  » UN DIEU ET DES MŒURS  » de l’universitaire Souleymane Gassama dit Elgas.

 

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 » UN DIEU ET DES MŒURS  » est un bouquin écrit par un jeune Sénégalais du nom d’El Hadj Souleymane Gassama plus connu sous le pseudo de  » Elgas « . Il est journaliste et doctorant à l’Université de Caen.
C’est un livre volumineux avec 336 pages qui est scindé en deux parties.
La première partie parle de ses trouvailles avec son pays nommé  » Carnet de voyage de 15 jours ( 15 nuits où portraits) au Sénégal plus particulièrement à Dakar et Ziguinchor et un essai qu’on peut appeler « la mauvaise foi », qui fait allusion à la religion musulmane.
En effet, le récit commence par cette phrase sans complaisance « On ne soupçonne que très peu la providence qu’assure la misère ».
Rien que ce « punchline » en prélude, le lecteur s’interroge sur les thèmes que doivent aborder l’auteur de ce brûlot.
Ceci dit, le panorama du livre tourne autour de deux choses, si on se fie à la pensée du jeune sociologique à savoir  » la tradition et la religion ».
Du coup, le narrateur va en croisade contre les pratiques culturelles avec en toile de fond  » la tradition » et  » la religion musulmane  » du fait de leurs tares.
Le jeune Elgas bercé sûrement par les écrits de Balzac durant ces études sur la Cote d’Azur dépeint les ignominies de l’excision dont étaient victimes quelques de ses cousines et amies de Cubanao dans le Sud du Sénégal, en l’occurrence la Casamance.
Ces jeunes filles subissaient le dicta de la tradition. Du coup, au nom de cette dernière on leur coupait le clitoris pour qu’elles deviennent enfin des  » femmes « .Que nenni cette action enfermait  ces jeunes demoiselles dans une prison durant le reste de leur vie.
Dans la mesure où, elles ne sentiront à jamais ce plaisir sexuel. Outre que les tares de la tradition, le mot qu’on retrouve le plus dans le livre, Elgas avec son très bon verbe qui est par ailleurs très rude solde ses comptes avec des pratiques qu’on perpétue au Sénégal.
En fait, ces pratiques faites au nom de l’islam telles que  » le Lévirat, la mendicité  » sont des choses qui n’ont aucune ode d’humanité.
Une des amies de sa Mère l’a connu à ses dépens. Du coup, la pauvre dame s’est complètement métamorphosée parce qu’elle s’est mariée à plusieurs reprises dans une même famille avec des hommes qui ne pensaient qu’à leurs propres gueules in fine la satisfaction de leur libido. Du coup, la femme est finalement devenue une loque, qui a en charge une équipe de football à faire nourrir.
Toujours, au nom de la religion des gamins de six, sept, huit ans appelés  » talibés  » sont exploités par des marabouts. Ces enfants dont la candeur nous amène à perdre notre latin quand on les regarde dans le blanc de l’œil. Ces petits bouts bois de Dieu qui devaient avoir une protection parentale, qui devaient être scolarisés comme les autres mômes déambulent dans la rue en haillons jusqu’à des heures où ce qui sont sensés les enseigner les paroles d’Allah sont entre les bras de Morphée. Ces enfants sont parfois violés, battus à mort par leurs  » serignes  » sous l’omerta du peuple complice et des dirigeants qui doivent faire appliquer la loi mais qui reste de marbre face à cet esclavagisme.
Il dépeint cette comédie humaine avec l’incendie qui a tué neuf enfants  » talibés  » dans une école coranique sise à la Médina à Dakar en 2013.
Quand ces petits innocents sont morts calcinés, le premier des Sénégalais dans un discours  » corsé  » avait pris la décision de fermer beaucoup de daaras mais depuis lors rien n’est fait. Les enfants continuent de mendier dans les rues.
En sus de cela, Elgas a attaqué de par sa plume, les jeunes dakarois qui vivent sous les codes de l’hexagone notamment la France et qui miroitent les gens de Panafricanisme. Selon, l’auteur ces bourgeois qui passent une bonne partie de leur temps sur les réseaux sociaux, et qui évoquent souvent Cheikh Anta n’ont jamais lu Diop. Ils ne connaissent qu’Almadies et ses alentours.
Il a parlé aussi de son défunt père, un enseignant émérite, un homme qui avait la main sur le cœur, un homme de  » principes » qui a finalement accepté les bassesses de la politique jusqu’à y perdre sa vie.
 » UN DIEU ET DES MŒURS  » avec son sous titre  » Carnets d’un voyage au Sénégal  » fait penser de facto à l’œuvre poétique d’Aimé Césaire  » Cahier d’un retour au pays natal « .
D’ailleurs, on le sent dans ce récit . Césaire disait  » Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche. Ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir. »
On peut dire que le jeune Souleymane l’a été même si sur certains points, on peut ne pas être d’accord avec lui.
En tout cas, il a tendu un grand miroir à la société africaine de surcroît sénégalaise à travers ce livre.
Je ne suis pas dans une démarche de lui faire un blanc-seing mais force est de reconnaître que l’auteur a une très belle plume. Ceci dit, un polémiste est né.
Bref, c’est un bouquin très passionnant, humaniste et engagé que je recommande à tout un chacun.

 

 

Eloge au Tchep bu djeen !

 

Comme le très généreux  » Laax « , le Tchep bu djeen en d’autres termes riz au poisson, très raffiné de surcroît très démocratique est l’élément de base de notre sénégalité. Il figure dans tous les décors du cycle de vie alimentaire. Plat, bordé de poisson ( djeen ), carotte fraîche cultivée sur la route des Niayes, piment traduit littéralement en wolof  » Kaani  » qui a différente saveur surtout si il est  » Goana  » initié par le théoricien des  » machines à mafé « . Du coup, il a un goût piquant. Chaque concession sénégalaise en consomme que ce soit pour le repas de midi plus connu sous le nom de  » Agne  » ndeysaan, lors des rencontres familles  » Tour de familles « . Il est même vendu dans les cargots.
Dans la haute cuisine de  » Penda Mbaye « , il participe à la bonne cohésion famille et sociale.
Il est très religieux et à une ode de sacralité qu’on arrive pas du tout à dénicher. D’ailleurs, les goorgorlus qui triment chaque jour ne peuvent s’en passer de même que les bourgeois qui sont entre guillemets les enfants gâtés de la République. Les hommes mariés de même que les célibats comme moi s’en raffolent comparé au  » Domada  » qui n’a aucune ambition.
Le riz qu’il soit blanc où rouge ( Tchep bu Weex wala bu Xoonk ) met tout le monde d’accord de son rôle de régulateur social. Il accomplit une entente entre l’économie et la faim. En sus de cela, c’est un bien Sénégalais. À peine à l’autre bout de la manche, la nostalgie s’en déclare parce que ça nous rappelle notre sénégalité avec tout ce que ça représente.